Bienvenue ! A la fin de ce module, vous aurez augmenté vos connaissances et compétences sur :
En Belgique, l’évaluation des risques doit être réalisée par les membres des forces de l’ordre selon la circulaire n°15/2020 du collège des procureurs généraux qui précise le champ d’application, les rôles du fonctionnaire de police de référence, du magistrat de référence, du procureur du roi et du procureur général.
Quels sont les principaux éléments de l’évaluation des risques ?
Principaux facteurs de risque du côté de la victime et de l’auteur
Recommandations pour l’interrogation sur les facteurs de risque
Comment collecter des preuves ?
Critères d’un bon outil d’évaluation
Stratégies de gestion du risque
Les agents doivent savoir quand un cas spécifique doit être classé comme « violence domestique » selon la définition officielle du pays :
En Belgique, la violence domestique désigne tout comportement de contrôle ou de domination exercé par un partenaire ou ex-partenaire, incluant des violences physiques, verbales, sexuelles ou économiques, portant atteinte à l’intégrité ou à l’autonomie de la victime, souvent dans un contexte de déséquilibre de pouvoir.
de tous les appels à la police sont des cas de violence domestique
La police doit rapidement décider comment protéger les femmes et leurs enfants
Il existe différentes méthodes d’évaluation des risques, souvent réalisées en très peu de temps et dans des conditions stressantes
La police a tendance à utiliser une combinaison d’outils d’évaluation des risques, de jugement professionnel et d’expérience pour évaluer les facteurs de risque.
Les outils standardisés d’évaluation des risques aident la police à évaluer le niveau de risque et à décider de la réponse à apporter
La police recherche des indices, des facteurs de risque comme marqueurs de la probabilité de danger pour la victime et ses enfants.
Lorsque les facteurs de risque sont identifiés, la police peut prendre des mesures pour tenter d’abord de mettre fin à la violence et d’éviter qu’elle ne s’aggrave.
Il est important que les officiers de police soient en mesure d’identifier les indicateurs de risque/les modèles de comportement abusif et d’enregistrer ces informations avec précision.
Les personnes concernées doivent être orientées en temps utile vers des spécialistes de la violence domestique afin qu’ils puissent procéder à une évaluation complète des risques et à une planification de la sécurité.
indicateurs de risque identifiables, l’auteur a le potentiel de causer des dommages graves, mais il est peu probable qu’il le fasse à moins d’un changement de circonstances.
menace imminente et immédiate de dommages graves ou même de mort pour la victime, l’auteur a démontré à la fois l’intention et la capacité d’infliger des dommages graves, d’où la nécessité urgente d’intervenir pour protéger la victime.
Il est important qu’il y ait toujours deux officiers de police spécialisés comme référence pour la femme, qui suivront son cas et veilleront à ce que les mesures de protection soient mises en œuvre après l’évaluation.
Quel que soit leur niveau de risque, les victimes doivent savoir qu’elles peuvent s’adresser à eux en cas d’incident et qu’elles doivent faire procéder à une nouvelle évaluation du risque, ce qui permet d’adapter les mesures de protection policière à leurs besoins et à leur situation.
La police de première ligne ne fournit PAS de conseils aux victimes
→ procède à une évaluation initiale des risques et à une planification de la sécurité
→ oriente ensuite les victimes vers des services spécialisés dans la violence domestique, au sein ou en dehors des services de police
AUCUN RISQUE IDENTIFIÉ
L’INFORMATION & L’ASSISTANCE :
FAIBLE RISQUE IDENTIFIÉ
INFORMATION ET ASSISTANCE + OPÉRATIONNEL :
POUR LA VICTIME : contacts téléphoniques et/ou personnels de la police, discrets et convenus avec la victime.
POUR L’AUTEUR :
Informer que ses actes de violence domestique sont soumis au contrôle de la police et, le cas échéant, du contenu et de la portée des mesures judiciaires, par exemple une ordonnance de protection
Évaluation du risque pour les cas de féminicide DV difficiles à prévoir
Les policier·ère·s ne sont pas des conseillers qualifiés
Nécessité de l’assistance d’un·etravailleur·se social pour les problèmes complexes liés à la violence domestique, mais les victimes tardent souvent à recevoir ce soutien
« Une femme se présente à un bureau de police en disant qu’elle a peur parce que son mari l’a attrapée par le cou. Elle n’a pas de marques physiques mais est anxieuse. Ils ont deux enfants âgés de 4 et 7 ans et se trouvaient dans la maisonau moment de l’incident. »
Outil de réponse vidéo rapide (RVR) au Royaume-Uni : fournir aux victimes, dans un lieu sûr, une première réponse vidéo immédiate lorsque l’auteur de l’infraction n’est pas présent : Taux de réponse de 3 minutes contre 32 heures.
Sources:
https://science.police.uk/delivery/case-studies/improving-response-to-victims-of-domestic-violence/
International Association of Chiefs of Police, Assessing the Impact of Co-Responder Team Programs