Bienvenue ! A la fin de ce module, vous aurez :
Police prédictive informatisée
Évaluation moderne des risques dans la justice pénale
Principales méthodes, impact et défis
Importance des données pour les réponses à la violence domestique
Étude de cas réussie en
Espagne : Système VioGén II
Open Source Intelligence (OSINT) for DV cases
Applications mobiles
Bracelets électroniques
Police réactive traditionnelle :
Elle se concentre sur la réponse aux crimes après qu’ils aient été commis.
Police proactive :
Elle utilise des données pour allouer des ressources (par exemple, augmentation des patrouilles dans les zones à forte criminalité), décourager la criminalité et améliorer les délais d’intervention.
Police prédictive : L’analyse des données historiques permet d’identifier les périodes & les lieux à haut risque, révélant ainsi les schémas & les circonstances de la criminalité.
Principaux avantages :
Exemple :
Agressions après la fermeture des bars ou cambriolages pendant les vacances.
Exemple :
La prévision des vols à proximité d’un nouveau bar peut faire intervenir des facteurs tels que l’heure de fermeture, le revenu du quartier, la densité de l’habitat ou les bars avoisinants.
Un plus grand nombre de données améliore la précision des prévisions, ce qui permet d’améliorer les réponses de la police.
Objectif :
Prévoir la probabilité de crimes impliquant des individus spécifiques afin d’éclairer les décisions critiques, notamment en matière de condamnation, de libération conditionnelle, de probation et d’ordonnances de protection.
Pourquoi c’est important :
Des prévisions plus fiables signifient une allocation des ressources plus efficace et une meilleure protection des victimes et des communautés.
De la tradition à la haute technologie :
Applications pratiques :
Objectif :
évaluer les niveaux de danger afin d’orienter les mesures de protection.
Méthodes :
Impact:
De meilleurs outils garantissent l’identification des cas à haut risque, ce qui permet aux agent·e·s de protéger efficacement les victimes.
Défis :
Améliorations technologiques :
La violence domestique implique souvent des violences répétées et croissantes, ce qui rend le contexte essentiel pour une action policière efficace (par exemple, le risque double au troisième appel, triple au sixième et quadruple au huitième).
Les agent·e·s ont besoin de données complètes, y compris des dossiers non criminels, pour améliorer leurs réponses.
Des systèmes reliés entre eux pourraient permettre d’accéder aux données relatives à la justice pénale, aux services sociaux & aux soins de santé.
Exemples : Les schémas de blessures dans les dossiers médicaux, les rapports des centres d’aide aux victimes ou les antécédents en matière de toxicomanie.
Établi en Espagne (2007) pour coordonner les réponses policières à la VD par le biais du groupe d’études sur la sécurité intérieure.
Implique de multiples acteurs : victimes, agresseurs, témoins, techniciens et médecins.
Intègre la police nationale, la garde civile et les forces de police locales.
En 2024, le système VioGen II mis à jour est commercialisé.
Source: González Álvarez, López Ossorio, Muñoz Rivas (2018)
Facteurs d’agression :
Surveillance fréquente et contrôleélectronique de l’agresseur.
Résultats :
Évolution positive : Aucun nouvel incident.
Évolution négative : Nouveaux incidents, qu’ils soient signalés ou non.
Transparence et responsabilité :
Précision des données et facteurs émotionnels:
Communication avec les victimes :
Intégration et partage d’informations :
Évolutivité du système :
Ces lacunes mettent en évidence les domaines susceptibles d’être améliorés, notamment en renforçant la flexibilité, la formation, la transparence et la communication au sein du système.
Le système espagnol VioGén, bien qu’innovant dans la coordination de la réponse policière et assurant l’évaluation des risques pour les cas de violence sexiste, présente des lacunes notables qui ont un impact sur son efficacité. Tout d’abord, la transparence et la responsabilité du système sont critiquées. L’algorithme de VioGén attribue automatiquement un niveau de risque à chaque cas, ce qui influence fortement les mesures de protection de la police sans qu’il y ait de responsabilité claire. Les policiers s’écartent rarement des recommandations de l’algorithme, ce qui peut limiter le jugement professionnel et conduire à une dépendance excessive à l’égard de la cotation automatisée, ce qui pourrait affecter les réponses au cas spécifiques et la sécurité de la victime.
Un autre problème important est le questionnaire VioGén lui-même, qui est utilisé pour recueillir des informations dans des moments chargés d’émotion. Les victimes rapportent souvent leurs expériences immédiatement après un incident, ce qui peut conduire à des réponses obscurcies par le traumatisme ou la confusion. Cette situation a suscité des inquiétudes quant à la fiabilité des données saisies, car de nombreuses femmes ont du mal à fournir des détails précis lorsqu’elles sont en état de détresse. La conception du système prévoit également une formation limitée des agents à la communication efficace de l’objectif du questionnaire, ce qui entraîne des incohérences dans la manière dont il est administré et compris par les victimes.
De plus, la communication avec les victimes concernant leur niveau de risque évalué est minimale, car beaucoup d’entre elles déclarent ne pas connaître la catégorie de risque qui leur a été attribuée ni les plans de protection correspondants. Il est essentiel de combler ces lacunes en matière de transparence, de cohérence et de partage d’informations pour améliorer le programme VioGén et mieux soutenir les victimes de violences sexistes.
Avantages pour la police :
Belgique, France – App Elles : alertes géolocalisées en temps réel pour leurs proches et/ou les secours, la police en cas d’agression.
Espagne – AlertCops : envoie des alertes géolocalisées directement à la police pour une assistance immédiate.
Serbie – SOS App : Signalement multilingue des situations d’urgence, adapté aux utilisateur·rice·s malvoyant·e·s.
Monténégro – Be Safe App : Alertes discrètes pour la sécurité des victimes.
Grèce – Panic Button App : Alerte d’urgence avec géolocalisation envoyée à la police.
Arménie – Safe YOU App : Envoi d’alertes géolocalisées et mise en relation des victimes avec des ressources.
Retranché depuis :
https://alertcops.ses.mir.es
Avantages
Objectifs
Exemples
Défis